De Pluméliau au Cap Nord : le défi à vélo de Claude

Publié par Ouest-France le 14/07/2026 à 08h30

Le 24 mai, Claude Bernard, s’était élancé de Pluméliau-Bieuzy (Morbihan) pour un périple à vélo de 5 000 kilomètres. Après avoir pédalé à travers l’Europe, il vient de signer son plus grand exploit en rejoignant le Cap Nord.

Après quarante et un jours et 4 500 kilomètres parcourus depuis le 24 mai, il a atteint son objectif. C’était pour moi le Graal, confie Claude Bernard qui vient d’arriver au Cap Nord, après avoir traversé l’Europe, en partant de Pluméliau-Bieuzy (Morbihan).

Il aura connu toutes les conditions climatiques : la canicule au départ, puis la pluie, le vent et le froid. Sur les quarante et un jours, trente-cinq ont été consacrés au pédalage, et seulement six jours de repos.

Je savais que le Cap Nord, c’était quand même extrême. Mon frère, Michel, l’a fait il y a douze ans. Avec l’expérience que j’ai, je me suis dit que je pouvais aussi le faire. Je me suis bien préparé. Avant de partir, j’ai fait plusieurs sorties d’un ou deux jours pour vérifier qu’il ne me manquait rien et tester mon matériel. J’ai aussi fait les brevets (BRM) pour le Paris-Brest-Paris, notamment les 400 km sans dormir, dix jours avant de partir. À ce moment-là, je me suis dit que j’étais vraiment prêt, explique Claude Bernard.J’avais prévu des étapes de repos d’une journée dans plusieurs villes : Bruxelles, Copenhague, Stockholm, Umeå et Alta. Toutefois, à Bruxelles, j’ai été victime du vol de mon GPS et de mes batteries, j’ai donc dû prolonger mon séjour d’une journée pour me rééquiper, relate le cycliste.

Une aventure humaine

Le moment le plus difficile a été à environ 30 km du Cap Nord, dans un tunnel de 6,8 km à 212 m sous la mer, avec des pentes de 9 à 10 %, sans pistes cyclables et avec beaucoup de circulation et de bruit de camions. Et le retour est encore plus difficile, car on sait ce qui nous attend, se souvient le retraité. Il faut savoir se préserver. Je ne fais d’efforts que lorsqu’il y a des côtes très longues, autrement je pédale toujours dans la facilité.

Mais au-delà de la performance sportive, c’est aussi une riche aventure humaine que Claude Bernard a souhaité partager. Chaque jour, il donnait des nouvelles via un groupe WhatsApp suivi par plus d’une centaine de personnes. Il y racontait ses étapes, ses rencontres, ses difficultés comme ses découvertes, suscitant de nombreux échanges et encouragements.

À peine rentré, le cycliste n’a pas l’intention de lever le pied. Fin juillet, il participera à la Semaine fédérale de cyclotourisme à Château-Gontier-sur-Mayenne (Mayenne). Également adepte de la course à pied, il sera au départ du marathon de Vannes-Auray en septembre prochain, tout en gardant un œil sur le mythique Paris-Brest-Paris 2027.

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